14/09/2009 

Inead Newsletter n° 13

Edito
Nous sommes heureux de vous retrouver après notre pause estivale.
Nous allons reprendre le chemin de nos rencontres mensuelles, riches en information et en évènements.
Bonne rentrée 2009 et bonne lecture !

 

Paroles d’étudiants

Colette, 49 ans - Assistante Juridique
« Suite à mon mariage, j'ai décidé volontairement d'arrêter mon activité professionnelle en tant qu'Assistante Juridique pour me consacrer entièrement à mon foyer et à élever mes enfants. En ce moment, après l'accession des enfants aux études universitaires, je me vois de nouveau libre de mon temps. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de reprendre mon activité initiale. Inead m'aide à me remettre à niveau en me proposant une formation complète à mon rythme et à distance, et me procure un suivi et un accompagnement efficace. Avec Inead je me sens de nouveau en confiance pour affronter le monde du travail. »

 

Zoom sur le métier de... Pédicure-Podologue
Que fait-il ?
Il soigne les pathologies bénignes de l'épiderme (cors, durillons, callosités...) et des ongles du pied (ongles incarnés...) sans effusion de sang (pas de chirurgie). Il dispense parfois des soins dans un souci de prévention et d'esthétique (ponçage de peaux mortes...). Il prescrit les produits nécessaires au traitement à usage local (pommade, antiseptique...). Il peut aussi concevoir et réaliser des prothèses orthopédiques de correction ou de repos (semelles orthopédiques, orthoplastie, prothèse des ongles...).

Conditions générales d'exercice
Le métier s'exerce seul mais aussi en relation avec les médecins (rhumatologues), les chirurgiens orthopédistes et les masseurs kinésithérapeutes. Le pédicure-podologue n'est pas habilité à pratiquer des interventions chirurgicales, au demeurant du domaine des médecins ou des chirurgiens. Les horaires de travail sont décalés (tard le soir) et adaptés aux contraintes de la clientèle. Des déplacements sont possibles au domicile du malade.

Compétences techniques de base
- Accueillir, examiner et interroger le patient.
- Effectuer les soins courants (coupe, ponçage des peaux mortes...) et des soins plus spécifiques (extraction des parties d'ongles incarnés, suppression des durillons...) sans effusion de sang.
- Concevoir et fabriquer des orthèses de repos ou semelles orthopédiques avec prise d'empreintes (orthoplastie).
- Prescrire des produits nécessaires au traitement local (antiseptique...) et des semelles orthopédiques.
- Conseiller les clients sur les précautions à prendre (coupe des ongles, choix des chaussures...).
- Orienter si nécessaire le patient vers un médecin généraliste ou spécialiste.
- Assurer des tâches administratives (gérer les stocks de produits).

Compétences liées à l'emploi
- Respecter des règles d'hygiène strictes.
- Résister à des postures de travail complexes.
- Travailler avec minutie et propreté en ayant des gestes précis et une grande sûreté de main.
- Dialoguer avec le client.

Formations et expérience
Ce métier est accessible à partir de formations de niveau III obligatoirement sanctionnées par le diplôme d'Etat de
pédicure-podologue. Celui-ci se prépare en 2 ans dans des écoles publiques ou privées agréées. L'admission s'effectue par concours accessible aux titulaires du baccalauréat ou d'un diplôme équivalent.

 

Le Dossier du mois
Le diplôme d'infirmier (enfin) reconnu au grade de licence
Les étudiants infirmiers qui entreront en formation à la rentrée 2009 ressortiront trois ans plus tard avec un diplôme d’Etat reconnu au grade de licence (au lieu de bac + 2 actuellement). L’arrêté n’est pas encore publié, mais il est signé. Cette reconnaissance implique quelques autres changements importants.

Crédits et enseignements universitaires
Pour décrocher leur diplôme, les étudiants devront obtenir 180 crédits ECTS : 60 délivrés suite à des stages, un peu plus de 60 délivrés par les IFSI (Instituts de Formation aux Soins Infirmiers), un peu moins de 60 par les universités. Un tiers des enseignements seront coordonnés par les universités avec lesquelles les quelques 350 instituts auront passé convention. « Les enseignants universitaires se déplaceront dans les IFSI. Pour les plus éloignés, ils auront recours au e-learning », précise Clément Bader, Président de la FNESI (Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers).

La formation retravaillée
Le programme a été repensé pour intégrer des cours plus fournis sur les connaissances de base (biologie, pharmacologie…), de l’anglais et une initiation aux méthodes de recherche, fac oblige. Les stages ont été allongés. Un portfolio suivra l’étudiant pendant toute sa formation. Celui-ci facilitera son évaluation et le suivi de sa progression.
En théorie, le temps passé en formation diminue légèrement (4200 heures au lieu de 4760) mais le temps de travail personnel complémentaire est estimé à 900 heures. La charge de travail est donc équivalente voire plus importante.

Le concours légèrement modifié
Les tests psychotechniques au concours d’entrée sont remplacés par des tests d’aptitudes portant sur les capacités de raisonnement logique et analogique, d’abstraction, de concentration, de résolution de problème et les aptitudes numériques.

Plus de passerelles ?
Le nouveau texte prévoit explicitement plus de passerelles avec les autres formations médicales et paramédicales. En pratique, il faudra attendre un peu… « Actuellement, une démarche globale d’intégration des formations au LMD est amorcée. Mais toutes n’en sont pas au même point, ce qui freine encore les possibilités de passerelles. Après les études d’infirmier, ce sera au tour des études d’orthophonie et de kinésithérapie d’être repensées en 2010 », déclare Clément Bader.
Retrouvez un comparatif entre l’ancien et le nouveau système de formation des infirmiers sur le site infirmiers.com (PDF).

Une étape pour les étudiants
Les étudiants infirmiers sont plutôt satisfaits de ces mesures. Mais pour la FNESI, le projet n’est pas encore abouti. « Nous revendiquons notamment une vraie démocratie étudiante, avec une meilleure représentation des étudiants infirmiers au sein des différentes instances, des bourses équivalentes à celles des autres étudiants (aujourd’hui, elles sont inférieures de 8 %) et que les IFSI ne soient plus conventionnés mais intégrés aux universités. Et sur ces points, aucun engagement n’a été pris », affirme son Président. Sur ces différentes questions, la DHOS (Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins) reconnaît que des travaux doivent être menés et elle a assuré aux étudiants qu'ils feraient partie d'un comité de pilotage élargi de suivi de la réforme LMD, prévu fin 2009.
Source :
Educpros 

 

Merci pour cette lecture, et à bientôt pour une prochaine Newsletter.

 

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14-09-2009